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L’entraide est une valeur fondatrice
du mouvement mutualiste. Elle s’exprime pleinement dans la mise
en œuvre d’une véritable politique d’action sociale. C’est ainsi
que, dès les premières années d’existence de la Tutélaire, des dispositifs
permettant de venir en aide aux adhérents confrontés à des situations
exceptionnelles ou imprévisibles ont été mis en place.
L'article L
. 111-1 du Code de la mutualité définit le rôle des mutuelles
et met notamment en avant une de leurs spécificités historiques,
à savoir qu’elles ont vocation à « mettre en œuvre une action sociale
».
L’action sociale est à distinguer de
la couverture des risques (hospitalisation, incapacité de travail,
intervention chirurgicale, dépendance…). D’un côté, en vertu du
principe de solidarité, la mutuelle choisit de participer, dans
la mesure de ses moyens, à toute action visant à promouvoir l’autonomie
(financière, physique…) d’adhérents mis en difficulté suite à un
événement imprévisible d’une particulière gravité (maladie, catastrophe
naturelle, bouleversement familial…). De l’autre, en
cas de survenance d’un risque précis, elle s’oblige contractuellement,
moyennant paiement d’une cotisation, à assurer le versement de prestations
dont le montant est déterminé à l’avance.
L’action sociale à la Tutélaire
Dès ses débuts, la Tutélaire a mené une
politique d’action sociale en accordant des aides sans contrepartie
à ses adhérents - ou à leurs proches - confrontés à certaines circonstances
exceptionnelles : secours aux veuves et orphelins de sociétaires,
aides aux tuberculeux en situation de précarité…
Aujourd’hui, trois catégories d’actions
constituent le dispositif d’entraide. Chacune vise à répondre à
une situation particulière face à laquelle un individu est très
généralement démuni, dans tous les sens du terme.
- Les aides pécuniaires non remboursables sont attribuées aux
adhérents rencontrant de graves difficultés financières générées
par la maladie, le handicap, un bouleversement familial, une catastrophe
naturelle (règlement
TUT’LR, article 46 – règlement
TUT’LR HOSPI, article 29).
Par extension, dans le cadre du contrat TUT’LR, dans certains
cas exceptionnels, la mutuelle peut consentir la remise gracieuse
totale ou partielle de la dette qu’un adhérent aurait contracté
à l’égard de la mutuelle, du fait d’une révision de sa situation
par exemple.
- L’allocation obsèques peut être versée aux adhérents lors du
décès d’un enfant à charge mineur ou handicapé(1)
(règlement
TUT’LR, article 47 – règlement
TUT’LR HOSPI, article 30) ;
- Les chèques
emploi-service universels sont destinés à l’accompagnement
d’un enfant reconnu handicapé à charge d’adhérents retraités (règlement
TUT’LR, article 48 – règlement
TUT’LR HOSPI, article 31).
Une pratique encadrée
Chaque année, les délégués à l’assemblée
générale nationale de la Tutélaire sont appelés à voter le budget
alloué à l’action sociale. Pour mémoire, le budget accordé au titre
de l’année 2008 s’élevait à 770 000 €.
Toute demande d’aide au titre de l’action
sociale implique la production de pièces justificatives dont la
liste est validée par le conseil d’administration de la mutuelle.
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S’agissant des aides pécuniaires non
remboursables et des demandes de remise gracieuse, les dossiers
sont traités par des commissions territoriales d’action sociale
(il y en a neuf en tout, regroupant les 36 sections de la mutuelle(2)).
Y siègent un coordonnateur - élu pour deux ans(3)
- et, à tour de rôle, deux membres issus de chacun des bureaux des
sections couvertes. La décision d’attribuer, ou de refuser, une
aide est donc collégiale. L’adhérent, s’il estime que sa situation
n’a pas été correctement appréciée, a toutefois la possibilité d’adresser
un recours à la commission nationale - composée d’au moins trois
membres du bureau du conseil d’administration -, en veillant naturellement
à apporter les éléments nouveaux susceptibles de conduire à la révision
de la décision initiale.
Les demandes d’allocation obsèques liées
au décès d’un enfant à charge sont, quant à elles, examinées par
le service adhérents de la mutuelle.
Enfin, dans le cadre du partenariat conclu
entre l’Association des Familles d'Enfants Handicapés de La Poste
et de France Télécom (AFEH), la Mutuelle Générale et la Tutélaire,
c’est l’AFEH, dont les équipes détiennent l’expertise en matière
de handicap, qui traite les commandes de chèques emploi-service
universels (CESU) émises par les personnes retraitées ayant un enfant
reconnu handicapé à charge(4).
Pour tout achat d’un carnet de trois chèques nominatifs payants
d’un montant total de 39 €, la Tutélaire attribue - par délégation
de gestion à l’AFEH - un chèque nominatif gratuit d’une valeur faciale
de 13 € à ceux des demandeurs qui figurent parmi ses adhérents.

En savoir plus sur les modalités
pratiques d'attribution des CESU, cliquez
ici.
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