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Interview d'Hélène Pierron, trésorière
générale de la Tutélaire (avril 2006)
La Tutélaire et ses partenaires ont
choisi de travailler avec Chèque Domicile. Sur quels critères ce
prestataire a-t-il été retenu ?
Le choix de Chèque Domicile, filiale
du Groupe Chèque Déjeuner, s’est imposé très naturellement. Tout
d’abord, cet organisme, dont l’un des actionnaires est la Fédération
nationale de la Mutualité française, relève de l’économie sociale
et solidaire. Nous partageons les mêmes objectifs, notamment l’amélioration
des conditions de vie des individus.
Ensuite, Chèque Domicile, avec près de 2 millions de TES émis en
2004, est leader sur son marché. A ce titre, il a été un interlocuteur
privilégié des pouvoirs publics lors de la conception du CESU. Il
nous garantit ainsi une parfaite connaissance des règles qui président
à ce dispositif avec, en corollaire, une qualité de service optimale.
Je tiens à souligner que, depuis le lancement du TES « retraités
» en 2004, nous sommes très satisfaits de nos relations avec Chèque
Domicile.
Vous avez évoqué précédemment l’amélioration
des conditions de vie des individus comme un des objectifs poursuivis
par la Tutélaire. En quoi une mutuelle de prévoyance est-elle ici
dans son rôle, hors du champ de la couverture assurantielle classique
?
La réponse à cette question est apportée
par l’article L.111-1 du Code de la mutualité, qui définit
précisément le champ d’action des mutuelles (« [les mutuelles] mènent
notamment au moyen des cotisations versées par leurs membres, et
dans l'intérêt de ces derniers et de leurs ayants droit, une action
de prévoyance, de solidarité et d'entraide, dans les conditions
prévues par leurs statuts, afin de contribuer au développement culturel,
moral, intellectuel et physique de leurs membres et à l'amélioration
de leurs conditions de vie »). C’est donc en application de ce texte
que l’article 3.5 des statuts de la Tutélaire traite des missions
que notre mutuelle mène à titre accessoire de son activité d’assurance.
Il y est notamment précisé que « la mutuelle veille […] à encourager
[…] la protection de l’enfance, de la famille, des personnes âgées
ou handicapées ». Le CESU « retraités » s’inscrit tout naturellement
dans ce cadre.
Concrètement, le CESU participe à l’amélioration des conditions
de vie en simplifiant les démarches administratives, notamment celles,
complexes, ayant trait à l’emploi d’un salarié. De plus, la participation
financière, qui consiste dans le cas du CESU « retraités »
à offrir un chèque pour trois achetés, permet à un plus grand nombre
de personnes de recourir aux services d’un tiers.
Enfin, et ce point n’est pas des moindres, la rémunération pratiquée
sous forme de CESU favorise la couverture sociale des salariés…
En tant que mutuelle, nous y sommes très sensibles.
La principale évolution du CESU, par
rapport au TES, est la possibilité pour l’utilisateur d’employer
directement un salarié. En quoi cela représente-t-il une avancée
?
Cette ouverture devrait permettre à davantage
d’adhérents de bénéficier du CESU. En effet, les parents qui, parfois
depuis de nombreuses années, s’appuient sur les services d’une personne
de confiance salariée, ne pouvaient bénéficier du TES. De plus,
s’agissant de l’implantation d’organismes agréés, on note de grandes
disparités entre les régions : il sera certainement plus facile
pour les parents confrontés à l’absence de prestataires à proximité
de leur domicile de recruter directement un salarié.
Le CESU représente donc une avancée car il est mieux adapté à la
réalité. Il apporte une réponse plus large, tout en tenant compte
des choix et des contraintes de chacun. |