Tout savoir sur les SSR (soins de suite et de réadaptation)

Publié le 15 juil 2021
dans
Conseils et prévention
SSR

Les soins de suite et de réadaptation ( ) représentent le trait d’union entre le domicile et l’hôpital pour une période de convalescence. Uniquement accessibles sur prescription médicale, ces soins prennent souvent le relai après une hospitalisation de courte durée en médecine, chirurgie ou obstétrique (MCO), par exemple après une opération. Ils peuvent également être prescrits par le médecin traitant en cas de nécessité si vous vivez à votre domicile ou en structure médico-sociale.

 

950 000 patients* sont pris en charge en chaque année.

 

  1. À quoi servent les soins de suite ?

    Ils ont vocation à « prévenir ou à réduire les conséquences fonctionnelles, physiques, cognitives, psychologiques ou sociales des déficiences et des limitations de capacité des patients et à promouvoir leur réadaptation et leur réinsertion. » (définition sur le site du http://www.fhp-ssr.fr/les-ssr-c-est-quoi
     
  2. Les soins de suite : pour qui ?

    Les soins de suite sont ouverts à tous : enfants, adolescents, adultes et personnes âgées. L’âge moyen des patients se situe autour de 70 ans, cependant il varie en fonction des pathologies : il se situe autour de 46 ans pour les conduites addictives et de 83 ans pour les affections poly-pathologiques.
     
  3. Que soigne-t-on en  ?

    Outre les soins polyvalents, on y traite les affections de l’appareil locomoteur, du système nerveux, du système digestif, métabolique et endocrinien, les pathologies cardio-vasculaires, respiratoires, onco-hématologiques, ainsi que les patients brûlés ou encore, les addictologies. 
    Pour offrir la meilleure prise en charge possible, certains sont spécialisés : obésité, troubles psychiatriques, pathologies cardio-vasculaires, accueil de personnes âgées ou au contraire de jeunes enfants.
    🔎 Intéressant : certains dispensent un programme spécifique de réadaptation cognitivo-comportementale pour les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer.
     
  4. , pour quoi faire ?

    Il s’agit souvent de suivre une rééducation d’un organe afin d’optimiser les chances de récupération, de réadapter un patient afin qu’il s’acclimate au mieux à son nouvel état et qu’il retrouve des conditions de vie au plus proche de celles qu’il connaissait avant son séjour hospitalier.
     
  5. Quel type d'hospitalisation en  ?

    Il peut s'agir d’une hospitalisation complète ou partielle (de jour, de nuit ou sous forme de séances) en fonction de la raison pour laquelle vous êtes hospitalisé. Le médecin orientera sa proposition en ce sens.
     
  6. Concrètement, quels soins recevez-vous en  ?

    Les dispensent des soins médicaux, curatifs, voire palliatifs. La prise en charge est totalement personnalisée et le rôle de ces structures s’articule autour de : 
    - la rééducation pour retrouver au mieux vos moyens (qu’il s’agisse de vos moyens physiques, cognitifs ou psychologiques),
    - la réadaptation pour permettre de vous adapter à vos nouvelles limites et apprendre à les contourner autant que possible,
    - la réinsertion pour maintenir ou retrouver votre autonomie et des conditions de vie au plus près de celles que vous connaissiez avant votre séjour hospitalier.
     
  7. Existe-t-il différents types de  ?

    Les centres de sont publics ou privés, le plus souvent conventionnés et agréés par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé.
    🚩 Important : pensez à vous renseigner avant votre admission !
     

  8. Pouvez-vous choisir votre établissement ?

    Oui et non !
    Le médecin ou l’assistant social vous proposera un ou plusieurs centres. Vous êtes libre d’accepter ou de refuser. Cependant, l’objectif reste de trouver un centre parfaitement adapté à vos besoins et votre pathologie et dans lequel il y a de la place.
     
  9. Quelles démarches pour l’admission en  ?

    La demande émane de votre médecin traitant (si vous vivez à la maison) ou du médecin coordinateur de la prise en charge des patients (si vous êtes hospitalisé) ou encore, après une évaluation réalisée par l’équipe mobile ou l’unité de consultations et d’hospitalisation de jour gériatrique. 
    Dans certains cas, la Sécurité sociale valide la demande de prise en charge via une procédure d’accord préalable effectuée par le praticien.
     
  10. Combien coûte un séjour en  ?

    Le remboursement dépend du type de centre dans lequel vous êtes hospitalisé :
    - Établissement public : les frais sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale s’il s’agit d’une affection de longue durée. Le forfait hospitaliser de 20 €* reste à votre charge. Pour les autres affections et les interventions chirurgicales légères, la prise en charge par la Sécurité sociale s'élève à 80 %. Les 20 % restants (forfait hospitalier inclus) seront pris en charge partiellement ou totalement par votre complémentaire santé.
    - Établissement privé conventionné : la Sécurité sociale prend en charge les frais sur la base du tarif applicable aux établissements publics. Votre complémentaire santé peut rembourser une partie ou la totalité de ce qui reste à votre charge.
    - Établissement privé à but lucratif : vous réglez tous les frais. Interrogez votre complémentaire santé avant votre hospitalisation pour savoir dans quelle mesure elle prend en charge les frais.
    À noter : les frais pour chambre individuelle, télévision, repas accompagnant et tous les « faux frais » occasionnés par une hospitalisation ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.

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Un séjour en dure en moyenne 35 jours. 
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* 2021, sauf cas d’exonération

 

Sources :